Utilisez vos mots : 5 façons d'avoir de meilleures conversations sur le sexe


Le sexe est meilleur quand on se comprend. Pour ce faire, nous devons parler.

Mon premier petit ami à l’université était un bâtard délicieusement pervers. Il avait vingt-trois ans et portait beaucoup de cuir noir. J’avais dix-neuf ans, tout juste sortie du lycée et merveilleusement naïve. Heureusement, il était heureux de m’expliquer ce qu’il aimait dans la chambre.

Je me sentais chanceuse d’avoir un amant aussi génial. Je me suis dit : « J’en apprends tellement sur le sexe ! ».

Ce qu’il n’a pas expliqué (et que je n’ai pas compris), c’est que ses goûts étaient quelque peu inhabituels. Quelques années plus tard, j’ai commencé à fréquenter quelqu’un de nouveau et j’ai supposé que le sexe serait exactement le même qu’avec mon précédent soupirant. Ainsi, la première fois que mon nouvel amant et moi nous sommes retrouvés nus, j’ai pris son téton entre mon pouce et mon index et je l’ai tordu, très fort. Dire qu’il était contrarié par mon attaque enragée du téton serait un euphémisme. Cet incident m’a appris que lorsqu’il s’agit de sexe, tout le monde est différent. Si vous ne demandez pas à votre partenaire ce qu’il aime, vous risquez de ne pas le satisfaire – ou, pire encore, de le faire couiner comme un porcelet.

Déterminer ce que les partenaires trouvent plaisant, c’est comme résoudre un puzzle : il faut du temps pour voir l’ensemble du tableau. Une bonne communication dans la chambre à coucher accélère ce processus. Elle est moins gênante que vous ne le pensez. Elle permet d’éviter les désastres dans la chambre à coucher, comme celui mentionné ci-dessus. Et c’est bien plus amusant que de se réveiller le lendemain en se demandant : « Est-ce qu’ils ont apprécié autant que moi ? ».

Voici cinq façons d’utiliser vos mots pour améliorer votre vie sexuelle.

1. Demandez le consentement (et soyez sexy pendant que vous le faites).

Le consentement est assez simple. Le consentement est nécessaire pour éviter de blesser les autres, et c’est aussi un excellent moyen de s’assurer que votre partenaire s’amuse. Correctement appliqué, le consentement n’est pas plus gênant que le fait de se déshabiller devant un inconnu. Si vous pouvez gérer le second cas, vous êtes également capable de faire le premier.

Fondamentalement, le consentement signifie :

  • Demander avant de faire quelque chose (par exemple, « J’aimerais te baiser ») et attendre un « oui » enthousiaste.
  • Vérifier pendant que vous faites quelque chose (je recommande « Comment vous sentez-vous ? »).
  • Débriefing après l’activité (par exemple, « Comment avez-vous vécu cela ? »).

Comment : suivez un cours accéléré sur le fonctionnement du consentement. Ensuite, découvrez comment transformer les discussions sur le consentement en discussions passionnées.

Le résultat : la certitude que votre amant vit une expérience formidable.

2. Utilisez le système de mots sécurisés par feux tricolores

Un mot de sécurité est un mot de passe qui permet à quiconque d’arrêter le sexe à tout moment. Il est couramment utilisé pour le kink mais fonctionne très bien pour tout type d’interaction – sexe, conversation, espace personnel…..

Le système de feux de circulation utilise trois mots de sécurité :

  1. Vert – Oui, c’est génial, continuez.
  2. Orange – Je n’apprécie pas cette activité particulière » ou « je m’approche de mes limites ».
  3. Rouge – « Non », ou « Je n’aime pas ça du tout ». Quand le rouge est appelé, tout s’arrête.

Cela peut sembler idiot, mais il est beaucoup plus rapide, dans le feu de l’action, d’avoir trois mots simples pour dire à votre partenaire où vous en êtes que de lui dire « J’aime vraiment le sexe, mais tu dois arrêter de me tordre les tétons MAINTENANT ». L’utilisation du système des feux de signalisation vous permet de vous assurer que votre partenaire prend du plaisir sans avoir besoin d’utiliser beaucoup de mots.

Le résultat : vous n’aurez plus jamais à vous arrêter au milieu d’un cours pour expliquer que vous n’aimez pas la langue dans l’oreille.